
Il faut une première fois à tout.
Dans le genre pathétique: la découverte d'un deux-roues bien plus élaboré que la bicyclette ou la draisienne, le scooter.
Moi, je ne connaissais l'aller Trou-perdu/ Versailles que de deux façons: le train, et la voiture. Même pas l'bus, c'est tout dire.
Alors quand Nouilles-chan arriva, cheveux au vent et casque éclatant sur sa fière monture toute de rouge vêtue, j'éprouvais une nette admiration, soudainement mêlée à la frayeur de l'inconnu
quand elle me désigna la place derrière elle.
Damned!
Elle me proposa un couvre-chef: trop petit. Bon, va pour l'autre alors, ramené en cas de grosse tête... Ou de "cuir chevelu épais". Perdu, ça ne passe pas non plus.
Hum, "c'est psychologique", insiste la bougresse. J'opine du chef -qui n'passe toujours pas-.
Non, bah j'avais réellement la boîte crânienne trop large. Forcément, elle est pleine de grandes pensées, pas d'ma faute, hein!
Bref. Nous prenons la direction de Versailles -si vous avez suivi-. Je saisis le blouson "hôtesse de l'air" de notre bien-aimée Hélène, avec la sensation d'être montée dans un manège. A
forcément, c'est autre chose que le confortable break de la famille.
..
...
.....Pour un peu, j'aurais bien voulu continuer à rouler, la sensation était des plus grisantes. La montée/descente de l'engin manque royalement de classe en revanche.
Nous rejoignons Elise, dont les boucles d'oreilles -pandas- sont en parfaite harmonie avec son joli sac "tenshi neko". Une fille qui aime les mangas et le Japon ne peut qu'être une fille
bien!
Les présentations faites, nous gagnons Versailles, ses dorures, sa foule et ses jardins... Payants?! Surprises, voire frustrées par cette annonce, nous jouons les malignes... Et passons par les
Matelots. Ah, là, comme par hasard, c'est gratis.
La découverte aurait pu s'arrêter là mais non! La Vespa laisse place à la barque. Très sympa, surtout quand on ne sait pas ramer. Mes vaillantes compagnes se révèlent de véritables
professionnelles, dignes des futurs JO. Personnellement... Hum, c'est pas encore ça. Que voulez-vous, moi, mon truc c'est la nage, pas le pneumatique -ou pour cette fois la
simili-gondole.
Après tant d'émotions, un chocolat italien à l'ancienne, au restaurant la Petite Venise, nous tend les bras. Ca, c'était le projet de base. Parce que les serveurs nous ont ignorés un bon bout de
temps. Après, trois petites tasses arrivent. La mienne a, évidemment, débordé partout.
Pas mauvais, on va dire. On a pu se la jouer bourgeoises sans aucun problème, en chantant "je vends des po-o-mmeuhs, des poi-a-ares, et des scoo-bi-doos-bi-doos, wah..." (notez l'habile rapport
entre les Visiteurs et le chocolat chaud, hein...)
Notre aventure, Un dimanche après-midi à Versailles, s'achève ici.
Gros bisous aux protagonistes ;-)